Une fois le raisin pressé, le vigneron faisait fermenter le marc. La distillation permettait d’en extraire l’alcool : le marc était chauffé, la vapeur refroidie dans un serpentin. Les alambics du musée, dépourvus de rectificateurs à plateaux, nécessitaient une double distillation. Le produit obtenu titrait environ 50°... à consommer avec modération !
Le "puits des moines" est en réalité une citerne, alimentée par l’eau de pluie provenant des toitures. Le diamètre du fût est de 3 mètres, pour une contenance de 30 m³. L’étanchéité est assurée par une couche d’argile. Après plusieurs siècles d’usage, la citerne est encore en parfait état.
Saint-Vincent, patron des vignerons, est une église construite au XIIe siècle, probablement sur une base plus ancienne. Elle faisait partie d’un monastère qui a accueilli jusqu’à 25 moines de l’ordre de Saint-Augustin. Elle devient paroissiale après la Révolution de 1789, suite à la désacralisation de l’église Notre-Dame.
Le musée de la vigne a financé l’installation d’une cloche sur le fronton ainsi que sa sonorisation. En 2007, d’importants travaux ont été réalisés dont la totalité de la toiture.
L’église Notre-Dame, affectée au culte jusqu’en 1809, était entièrement décorée de peintures murales. Recouvertes puis dégradées au fil du temps, ces fresques ont été vendues en 1936. Déposées, restaurées, parfois de manière approximative elles ont rejoint diverses collections. La basilique de Brioude et le château de la Roche-Lambert en conservent un fragment. Une copie a été installée dans le chœur de l’église Saint Vincent et dans la maisonnette sous les remparts. L’association du musée de la vigne produit un opuscule retraçant l’histoire et le destin de ces œuvres.
La cave supérieure était autrefois surplombée d’un ensemble bâti aujourd’hui remplacé par un jardin. La cave inférieure, taillée dans le rocher, possède une magnifique calade en galets. Un drain permet d’évacuer les eaux provenant du rocher à travers les murs épais de plusieurs mètres, et les conduit à travers le talus sous les murs de soutènement. La température stable de 12°C permettait une excellente conservation des vins produits par le monastère.
En contrebas, on devine une vieille pile, vestige d’un pont que l’on dit romain. En face, les "paillas", soutenus par des murs de pierre sèche, servaient à la culture de la vigne.
La cabane, restaurée par le musée, abrite les outils du vigneron et offrait un abri en cas d’intempéries ou simplement pour prendre son repas de midi.
Le pont actuel, dont l’arche mesure 45 mètres, a succédé à un pont du XVe siècle qui s’est écroulé le 7 mars 1822 à 6h du matin. Plus large que son successeur (54 mètres), ce dernier, à voie unique ne permettait le passage que d’un seul véhicule.
Le pont actuel, en service depuis 1832, a résisté à la grande crue de 1866. Un repère de cette crue est visible sur la culée de la rive gauche en aval. Sa voûte forme un véritable "téléphone naturel" permettant de converser secrètement d’une rive à l’autre.
Le premier aménagement du site fut la plantation de 100 pieds de Gamay Beaujolais. La récolte est certes symbolique, car les aléas sont nombreux.
Vestige d’une ancienne tour encore bien visible au début du siècle dernier. On ignore sa destination primitive : servait-elle à défendre le site face au point de franchissement de l’Allier ?
En contrebas, l’église Notre-Dame, désaffectée en 1809, est aujourd’hui une propriété privée.
À la fin du XIXe siècle, on comptait à Vieille-Brioude 480 hectares de vignes. Mais les maladies comme le phylloxéra, les deux guerres mondiales et l’exode industriel ont eu raison de cette activité. Aujourd’hui, il reste sûrement moins d’un hectare de vigne.
C’est en 1995, à l’initiative de la municipalité et suite au départ du dernier prêtre, qu’il a été décidé d’aménager les jardins du presbytère pour y exposer les outils viticoles abandonnés. Depuis, une association entretient et enrichit les collections.
Bonne découverte !
COMPOSITION DU BUREAU
Co-présidents ; Lilian FRANCOIS – Fabien RIGAUD
Vice-présidents ; Robert DECHANCE – Jacques AVELAR
Secrétaire ; Christian FOURNIER
Secrétaire adjoint ; Frédéric CONCE
Trésorier ; Alain LHOMENEDE
Trésorier adjoint ; Pascal CROZE
Membres du conseil d’administration :
Jacky ATHEA – Alain RENIER - Pierre GIRARD – Christian FILLOL
Pascal CROZE – Marc TRONCHERE –
Président d’honneur :
Pierre EYNARD

